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Sur mes platines en 2015


Qu’on se le dise, 2015 fut un grand millésime musical…qui annonce probablement de belles réjouissances pour 2016 !

Encore faut-il faire le tri tant il est difficile de s’y retrouver dans la boîte de Pandore numérique. C’est ce que je vous propose avec une sélection sous forme de playlist de ce que j’ai écouté et apprécié l’année dernière sur mes platines.

Vous noterez hormis la variété des genres que j’y ai glissé quelques titres plus anciens, ainsi qu’un biopic.

N’hésitez pas à me faire part de vos découvertes, je serai ravi de partager vos trouvailles.

playlist youtube lebil 2015

L’année aura bien débuté en chanson française qui a fait montre d’un grand dynamisme, à défaut de séduire des foules plus sujettes au miroir anglo-saxon.

Tout d’abord notre Jean-Louis Aubert a eu la brillante idée de mettre en musique les poèmes de Houellebecq, non pas à son insu, mais avec son accord comme en témoigne leur touchant échange épistolaire inclus dans la belle version deluxe.

En grand fan d’Alain Chamfort, je ne puis que me réjouir de sa nouvelle aventure, toujours aussi classe et Carpe Diem sur le titre « on meurt » qui reprend la thématique « d’amour année zéro ».

Très bon cru pour Thiéfaine, dont l’album « stratégie de l’inespoir » prend le frais sous la réalisation du fiston guitariste (bon sang ne saurait mentir), et de belles collaborations (notamment JP Nataf qui signera son retour avec les Innocents).

Le chanteur Raphaël qui ne m’avait pas convaincu jusqu’alors (je l’avais trouvé bien fade à ses débuts en 1ère partie de Frank Black) a sorti un album gonflé, car entièrement tourné vers l’enfance avec de nombreuses chorales de gamins. Son « somnambules » est très réussi et tout bonnement superbe. Incompréhensible qu’il n’ait pas rencontré plus de succès tant il regorge de petites pépites délicates et tendres. Merci de participer à sa réhabilitation et de lui redonner la place qu’il mérite comme un très bon album de chanson française.

Le concert de Véronique Sanson au prétexte de ses « années américaines » restera un des climax live de l’année (voir mon article sur Facebook). Eviter soigneusement la compilation du même nom, et lui préférer la discographie complète seventies.

Idem pour le concert des Folies Bergères de Biolay reprenant majoritairement Trenet, dont l’album est une merveille de réinterprétation et de lâcher prise face au père fondateur de la chanson française moderne.

Dans la famille Chedid, je demande la fille et je gagne…la grande révélation de l’année côté français, Nach, dont l’album brille de mille feux mélodiques avec une magnifique production. Tous les titres sont bons, rien à jeter pour cette chanteuse dont la voix sucrée a hanté mes platines tout au long de l’année me remémorant les meilleures heures de la variété pop française. La classe Chedid a encore frappé qui a signé un autre grand événement scénique en famille pour le plus grand bonheur de nous tous.

Fred Pallem et son sacre du tympan a eu le bon goût d’exhumer le regretté François de Roubaix, un de nos meilleurs compositeurs de musique de film (les aventuriers, le vieux fusil, le samouraï, la scoumoune…), dans un album qui lui est consacré. Tout y est ; c’est à la fois très respectueux, fidèle dans le choix notamment des instruments (Ah ! la fameuse basse « Bison » de marque anglaise Burns prétendument utilisée sur Melody Nelson), et actualisé par le jeu des musiciens et les participations notoires de Barbara Carlotti ou de Katerine (énorme dans Chapi Chapo qui lui va comme un gant)… Chapeau bas et respect d’avoir rendu cet hommage à un musicien de grande influence pour la french touch et disparu beaucoup trop tôt.

Séance de rattrapage avec le très réussi et psychédélique album de Moodoïd, « le monde Möö », que j’avais raté lors de sa sortie. Je l’ai passé en boucle toute l’année tant il contient un souffle original et lyrique qui m’enchante au plus haut point. Clairement, je n’avais jamais rien entendu de tel en France. Une vraie claque ! Il me tarde vivement leur prochaine œuvre.

Au rayon « masterpiece », je me suis régalé avec gourmandise des 32 albums d’Herbie Hancock du label Columbia qui couvrent magistralement l’œuvre jazz et jazz funk d’un des génies du piano qui, à l’aise dans tous les registres, collabore en permanence avec la crème du genre.

Jazz toujours avec un jeune groupe français, Uptake, découvert l’été 2014 au festival de Clermont et qui me fit grandement oublier la prestation désabusée du grand guitariste Biréli Lagrène. « So far so good » distille un jazz décomplexé du talent de la somme de ses musiciens (mention spéciale au trombone et au piano) dont les compositions sonnent la modernité du genre.

Melody Gardot qu’on ne présente plus signe avec « currency of a man » un pur bijou à la croisée du jazz, de la soul et du folk. C’est un des grands disques de l’année aux arrangements soyeux et à la réalisation précieuse. Tout simplement indispensable à tout fan du genre.

J’attendais impatiemment le retour des Sparks dont je ne saurai rater la moindre œuvre d’une discographie riche et pléthorique. C’est avec l’heureux compagnonnage de Franz Ferdinand qu’ils nous gratifient sous le nom de FFS d’un album inclassable, dynamité par le choc des deux groupes.

Autre come-back attendu, celui decu Mercury Rev qui montrent le chemin avec « the light in you », fidèle à leur univers merveilleux et enchanté. Le groupe garde le cap dans leur style caractéristique et renoue avec leurs sommets (pour moi ce sera secret migration).

Lointains cousins australiens, Tame Impala démontrent avec « let it happen » qu’ils jouent dans la cour des grands, tout près de ce que fut MGMT ou Midnight Juggernauts. Un disque estival, solaire et synthétique où la plane une chaleur envoûtante.

Vous connaissez maintenant ma passion pour les vinyles. Je ne vous saoûlerez pas ici avec tous ceux qui honorèrent ma platine Rega, mais vous en propose simplement trois dans des registres bien différents :

Tout d’abord, une rareté, « Sound Power » de George Rodi, probablement un des meilleurs claviers français ayant notoirement collaboré dans les années 70 sur les productions de Michel Berger (réécouter les claviers sur « Musique » de France Gall). Sur ce disque, George Rodi nous propose des petites saynètes sonores paysagées, soigneusement distillées à coup d’Arp Odyssey et autres synthés analogiques de l’époque. Un régal de détente pour les oreilles !

Ensuite, dans le genre easy-listening à la sauce brésilienne, j’affectionne tout particulièrement le grand Marcos Valle dont j’ai choisi ici le premier opus « samba 68 », un classique du genre.

Enfin quel régal que le classieux Bryan Ferry qui en solo reste à la fois glam et rock dans l’inégalable « let’s stick together ».

Les producteurs ont pris une énorme influence ces 10 dernières années. Car désormais, c’est bien le son, ses basses sexy et ses beats nerveux qui priment sur les mélodies.

Après le triomphe du brillant et « Happy » Pharrell Williams en 2014, c’est Mark Ronson qui reprit le flambeau avec le tubesque « Uptown Funk » feat Bruno Mars.

A noter au passage la participation sur un titre du très reconnaissable Stevie Wonder(full).

Au même chapitre le niçois « The Avener » a déroulé sa magique potion en détournant des titres plus ou moins connus, redonnant notamment vie au « Fade out lines » the Phoebe Killdeer passé à la trappe à sa sortie. La formule est diablement efficace, même si on peut regretter une copie systématique de la rythmique en boîte.

Encore du lourd avec le rappeur Snoop Dogg qui sort du buisson reggae avec un « Bush » mise en forme par l’incontournable Pharrell Williams. Un disque gorgé du soleil californien, à la fois sans prétention et tout à la fois indispensable tant son « feel good attitude » illumine mes matinées. A consommer sans modération.

Vous n’aurez probablement pas échappé au bain de jouvence proposé par Selah Sue dont le tube imparable « Alone » me rappelait le groove des trop peu (re)connus Dag. Quel talent, quelle voix, quelle belle démonstration de modernité enchanteresse pour le très réussi 2ème album de notre jeune amie belge.

Jeunesse et talent sont aussi le cocktail gagnant de la jeune diva Liane La Havas pour son splendide 2ème opus, « blood » moins saignant que fondant au creux de nos oreilles. Plus proche de la soul que Selah, Lianne conjugue une voix suave à un sens mélodique ingénueux. Nous voici dans la crème du genre qui confirme un premier album déjà excellent. Vous l’aurez compris, sa discographie est indispensable. Précipitez-vous si ce n’est déjà fait chez votre disquaire le plus proche.

Shamir est une découverte américaine de l’année dont la fraîcheur et l’audace dance de son « Ratchet » m’ont rappelé un lointain cousinage avec les premiers Prince en version reliftée à la sauce 2015.

Plus roots que jamais Sharon Jones et ses Dap Kings ont tout simplement sorti leur meilleur album à ce jour avec l’indispensable « it’s a holiday soul party ». Tout le programme est dans le titre pour un Noël musical comme seule Sharon pouvait le célèbrer…Car avec elle, manifestement c’est la fête tous les jours. Tout simplement irrésistible.

Oldies but goodies la réédition video du concert des Rolling Stones au Marquee de Londres en 1971 qui nous donne une grande impression de proximité pour un show au sommet artistique de la bande à Jagger.

Enfin, procurez vous vite le magnifique biopic « love and mercy » à propos de la vie de Brian…Wilson. Tout est dans le titre et sur la pellicule pour un modèle du genre.

Retrouvez ici tous les extraits sur ma chaîne Youtube. Bonne écoute.

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